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Brooklyn Beckham a provoqué un vif débat en publiant une vidéo où il cuisine des pâtes en utilisant de l’eau prélevée directement en Méditerranée. Le geste, relayé sur TikTok, soulève aujourd’hui des questions concrètes de sécurité alimentaire et d’exemplarité face à des millions de spectateurs.
La séquence, centrée sur une assiette de pâtes à la tomate surmontée d’une tuile de parmesan, a séduit certains internautes pour son visuel. Mais c’est l’image de la marmite plongée dans la mer qui a déclenché la majorité des réactions, entre moqueries et inquiétudes sanitaires.
Réactions sur les réseaux : dégoût et interrogation
Sur TikTok, de nombreux commentaires ont exprimé leur incompréhension, évoquant le risque de contamination et la simple répugnance : « De l’eau de mer pour cuire des pâtes ? Non merci », « On ne sait pas ce qu’il y a dedans ». D’autres ont rappelé que l’eau de mer n’est pas un liquide contrôlé comme l’eau potable.
Pâtes cuites à l’eau de mer : astuce tendance ou danger pour la santé?
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La discussion dépasse le cas d’espèce : elle interroge l’influence des personnalités publiques qui diffusent des pratiques culinaires improvisées à un large public, dont des jeunes cuisiniers amateurs susceptibles d’imiter ces gestes sans en connaître les conséquences.
Le point de vue d’une cheffe professionnelle
Viviana Pisacane, cheffe d’origine napolitaine et lauréate de « Top Chef » 2026, juge l’initiative risquée. Elle déconseille formellement d’utiliser de l’eau de mer prélevée « telle quelle » pour cuire des aliments, en raison de la présence possible de micro-organismes et de contaminants qui ne sont pas forcément neutralisés par la cuisson.
Elle alerte aussi sur le contrôle du sel : l’eau de mer contient une salinité variable, ce qui rend impossible un assaisonnement maîtrisé. Résultat possible, selon elle : des pâtes immangeables par excès de sel ou au contraire déséquilibrées pour l’accompagnement.
Des conditions, oui — mais strictes
La cheffe n’interdit pas complètement l’utilisation d’eau marine en cuisine, mais pose des conditions strictes : il faudrait recourir à des eaux de mer spécifiquement filtrées et traitées pour un usage alimentaire, et suivre les indications du producteur pour contrôler la salinité et la sécurité microbiologique.
| Problèmes potentiels | Solutions recommandées |
|---|---|
| Présence de bactéries et polluants | Préférer une eau traitée ou utiliser de l’eau potable |
| Salinité imprévisible | Mesurer le sel ou utiliser de l’eau potable et saler précisément |
| Image et comportement d’imitation | Promouvoir des gestes sûrs et pédagogiques sur les réseaux |
Pour les cuisiniers à la maison, quelques règles simples permettent d’éviter les erreurs : utiliser de l’eau potable, doser le sel de manière contrôlée, et privilégier des ingrédients sûrs. Une bonne alternative pour donner du goût aux pâtes reste de conserver et d’ajouter une partie de l’eau de cuisson — quand elle est préparée dans de bonnes conditions — pour lier la sauce.
- Ne pas puiser directement l’eau à la mer pour la cuisson des aliments.
- Si vous souhaitez un goût « iodé », privilégier des produits alimentaires marins traités (eaux alimentaires, sels aromatisés).
- En cas de doute sur la qualité de l’eau, utiliser de l’eau du robinet filtrée ou embouteillée.
Au-delà du geste amusant ou provocateur, la controverse rappelle une leçon simple : sur les réseaux sociaux, les pratiques culinaires se diffusent vite et peuvent influencer des comportements à risque. Les professionnels rappellent que la prudence et le respect des règles d’hygiène restent essentiels, même quand l’image prime.
Reste à voir si Brooklyn Beckham, dont la vidéo a relancé le débat, retiendra ces recommandations — ou si d’autres essais culinaires vireront à la démonstration improvisée. Pour l’instant, les chefs conseillent la retenue et quelques gestes de bon sens avant d’expérimenter au large.











