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À Rome, les chats ne se contentent pas d’errer : ils occupent une place visible et reconnue dans la vie de la cité. Leur présence, à la fois historique et organisée, pose aujourd’hui des enjeux concrets — touristiques, culturels et sanitaires — qui valent d’être compris avant de flâner entre les ruines.
Un compagnonnage ancien, devenu patrimoine vivant
La relation entre Romains et félins remonte à l’Antiquité : dans une ville où les réserves alimentaires étaient vitales, les chats jouaient un rôle pratique en limitant la prolifération des rongeurs. Peintures murales et objets archéologiques montrent qu’ils étaient déjà familiers aux foyers romains.
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Au fil des siècles, leur fonction a évolué mais leur utilité est restée constante. Durant le Moyen Âge et la Renaissance, on les considérait comme des protections naturelles contre les nuisibles dans des quartiers souvent densément peuplés. Cette persistance a fini par forger une culture locale autour des animaux libres.
Depuis la fin du XXe siècle, la Ville a mis en place des cadres juridiques et sanitaires qui ont transformé la façon dont on gère ces populations : la prise en charge, la stérilisation et l’intervention des associations ont professionnalisé la protection des animaux de rue.
Les gardiens des colonies : qui sont les gattare ?
Dans les quartiers, on croise des bénévoles qui nourrissent, soignent et répertorient les chats. On les appelle localement gattare, un terme qui renvoie autant au dévouement qu’à une pratique collective implantée depuis plusieurs générations.
Ce profil n’est pas figé : il rassemble des retraitées, des étudiants, des familles, des professionnels et des expatriés. Leur travail consiste à observer les animaux, à organiser les rendez‑vous vétérinaires et à expliquer aux passants comment respecter ces populations.
Actions quotidiennes
- repérage et suivi sanitaire des groupes de chats ;
- transport vers les cliniques pour stérilisation et soins ;
- distribution d’alimentation contrôlée et tenue de registres ;
- information des touristes et coordination avec les services municipaux.
Où voir les chats romains ? Les repères incontournables
Plusieurs sites sont devenus des symboles de cette cohabitation singulière :
- Largo di Torre Argentina — un site archéologique où de nombreuses colonies vivent entre les vestiges ;
- le cimetière protestant près de la pyramide de Cestius, refuge paisible pour quelques félins ;
- les ruines du Forum et du Palatin, ainsi que certaines villas publiques qui offrent abris et chaleur aux animaux ;
- des quartiers comme Trastevere ou Testaccio, où chats et habitants cohabitent au quotidien.
Sur place, des refuges et des groupes de bénévoles permettent d’en apprendre plus et parfois de parrainer ou d’adopter.
Conseils pratiques pour les visiteurs
Observer ces animaux fait partie de l’expérience romaine, mais quelques règles simples préservent leur bien‑être et le travail des associations.
- Ne pas insister pour toucher un chat : laissez‑le venir si l’animal montre de l’intérêt.
- Éviter de nourrir les colonies sans l’accord des bénévoles : des régimes inadaptés peuvent nuire aux chats.
- Respecter les zones protégées ou les enclos des refuges.
- Ne pas manipuler les chatons ; signalez leur présence aux responsables locaux.
Comment aider concrètement
- faire un don aux associations locales ou au refuge de Torre Argentina ;
- acheter souvenirs et produits solidaires vendus par les groupes de protection ;
- partager les actions de ces bénévoles sur les réseaux sociaux pour accroître leur visibilité ;
- envisager le parrainage à distance si vous ne pouvez pas accueillir d’animal.
Adopter un chat romain : démarches et réalités
Adopter depuis l’étranger est possible, mais demande des formalités : identification, vaccination et certificats sanitaires sont exigés. Plusieurs refuges accompagnent les adoptants dans les procédures d’exportation et de transport.
Pour les citoyens européens, un passeport pour animal de compagnie facilite les démarches ; hors UE, les règles varient selon le pays de destination.
Chiffres, anecdotes et mythes
- Les chatons trouvés dans des sites historiques sont souvent pris en charge par des refuges locaux avant d’être proposés à l’adoption.
- Plusieurs colonies officieuses ont été recensées et sont suivies par les services municipaux et des ONG.
- Des personnalités locales — bénévoles, photographes, guides — ont contribué à populariser ces images de Rome peuplée de chats.
FAQ rapide
Pourquoi tant de chats à Rome ?
Car l’environnement urbain, avec ses ruines, cours et jardins, offre des refuges naturels, et parce que la ville a développé une culture de protection et de gestion des populations félines.
Sont‑ils dangereux ou sauvages ?
La plupart vivent en liberté mais sont habitués à la présence humaine ; ils ne sont généralement pas agressifs si on respecte leur espace.
Puis‑je parrainer ou adopter à distance ?
Oui. De nombreux refuges proposent des parrainages et des dons en ligne qui contribuent aux soins et à la stérilisation.












