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Chaque début mai, un petit village des Abruzzes attire l’attention internationale : la Festa dei Serpari de Cocullo mêle croyances anciennes, spectacle populaire et enjeux contemporains. Cette tradition, qui transforme serpents et procession religieuse en symbole collectif, pose aujourd’hui des questions concrètes sur le patrimoine, le tourisme et la protection des animaux.
Racines et signification
La fête de Cocullo s’enracine dans un mélange de pratiques païennes et de dévotions chrétiennes. La population rend hommage à San Domenico par une procession au cours de laquelle la statue du saint est entourée de reptiles recueillis localement.
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Pour les habitants, le rituel symbolise protection et abondance : serpents et prières se répondent dans une tradition transmise de génération en génération, qui reste particulièrement vivante malgré la modernité.
Un spectacle inscrit dans le calendrier local
Chaque année, au début du mois de mai, les rues étroites de Cocullo se remplissent de fidèles et de curieux. La procession, colorée et bruyante, avance depuis la place principale jusqu’à l’église du village; elle est à la fois cérémonie religieuse et attraction touristique.
Si l’image des reptiles portés autour de la statue surprend, la mise en scène obéit à des codes précis : organisation locale, porteurs désignés et rituels officiels encadrent l’événement pour garantir sécurité et respect.
Les acteurs de la fête : serpents et serparioli
Les serpents proviennent principalement des alentours montagneux et sont manipulés par des spécialistes locaux, appelés serparioli. Ces porteurs veillent à la conservation des animaux pendant la cérémonie et à leur remise en liberté ensuite.
Une association locale coordonne la capture, le transport et la remise en liberté des reptiles, soulignant l’importance d’un encadrement qui vise à concilier tradition et protection de la faune.
- Quand s’y rendre : début mai ; préparer sa visite à l’avance, l’événement attire beaucoup de monde.
- Comportement à adopter : ne pas toucher les serpents, respecter les barrières et suivre les consignes des organisateurs.
- Logistique : privilégier les hébergements dans les villes proches et prévoir des options de transport, le village étant petit et les places limitées.
- Photographie : respecter les moments de recueillement ; demander l’autorisation avant de photographier des personnes ou des rituels privés.
Au-delà de la procession : autres attraits des Abruzzes
La région offre bien plus que cette fête singulière. Entre parcs nationaux, villages médiévaux et gastronomie, les Abruzzes restent une destination qui combine nature et patrimoine.

Parmi les découvertes possibles : randonnées dans le Parc National du Gran Sasso, centres historiques comme Sulmona, et une cuisine régionale marquée par des plats rustiques — porchetta, pasta alla chitarra — accompagnés de vins locaux réputés.
Ce que la fête dit du territoire
La Festa dei Serpari cristallise des tensions actuelles : croissance touristique, nécessité de préserver des traditions et impératifs de bien-être animal. Les autorités locales et les associations travaillent régulièrement à concilier ces impératifs.
Pour le visiteur, l’intérêt est double : assister à un rituel unique tout en découvrant une région qui cherche à préserver son authenticité face aux attentes d’un public globalisé.
En définitive, Cocullo offre un moment de spectacle et de réflexion : comprendre la fête, c’est aussi saisir les dynamiques humaines qui font vivre les Abruzzes aujourd’hui — entre mémoire, nature et économie locale.











